Sous les oliviers - Gwenn Grail

Résumé : À plus de trente ans, Gabrielle Grand est une femme libre et indépendante. Infirmière « globe-trotter », elle parcourt le monde au gré de ses missions dans les hôtels les plus luxueux. Alors qu’elle vient juste d’en commencer une à Bali, une pandémie se déclare. Dans un mouvement de foule, elle se trompe d'avion et se retrouve à Brindisi en Italie, bloquée jusqu'à ce qu’un vol vers la capitale soit disponible. D’abord contrariée d'être retenue loin de Léontine, sa grand-mère adorée, elle accepte la proposition de travail surprenante de Sophie Bond, responsable événementielle, qui prépare la réouverture d'un complexe résidentiel de vacances à Metapunto. C'est là qu'elle rencontre le bel Enzo Gassola, sage ermite, l’un des héritiers du domaine des oliviers jouxtant l’établissement. Victimes d’un véritable coup de foudre, leurs vies s’en trouvent bouleversées. Comment vont-ils vivre cet amour naissant ? Leur histoire pourra-t-elle résister à leurs secrets de famille et une crise sanitaire mondiale ?

L'AGENCE DE JULIEROMANCEFEEL-GOOD

Antiigone

6/9/20263 min read

Visuel pour la chronique de "Sous les oliviers", le roman de Gwenn Grail.
Visuel pour la chronique de "Sous les oliviers", le roman de Gwenn Grail.

Je me suis lancée dans cette lecture avec l’envie de m’évader, et je dois dire que « Sous les oliviers » de Gwenn Grail a su, par moments, remplir cette promesse.

L’histoire de Gabrielle, infirmière globe-trotteuse propulsée malgré elle en Italie en pleine pandémie, avait tout pour me séduire. Coincée à Brindisi après une erreur d’avion improbable, elle accepte une mission inattendue dans un complexe touristique en pleine renaissance. C’est là, entre mer et oliviers, qu’elle croise la route d’Enzo, héritier discret d’un domaine voisin, et que naît une romance aussi soudaine qu’intense.

J’ai trouvé cette lecture douce, presque réconfortante. Il y a quelque chose de profondément agréable dans cette ambiance estivale et dans cette rencontre amoureuse qui se veut lumineuse. Je me suis attachée aux personnages, notamment à Gabrielle, dont l’indépendance et la sensibilité m’ont touchée, et à Enzo, qui incarne une certaine sérénité. Leur relation apporte une vraie chaleur au récit, et c’est ce qui m’a donné envie de tourner les pages.

Cependant, malgré ces qualités, je n’ai pas pu m’empêcher de ressentir une certaine frustration. Plusieurs éléments m’ont semblé manquer de crédibilité ou être traités avec trop de facilité. Le contexte de pandémie, par exemple, reste étonnamment en toile de fond, sans réelle tension ni inquiétude, ce qui m’a un peu sortie de l’histoire. Au début de la crise du Covid, c’était un peu la pagaille partout, non ? Surtout en Italie où se déroule l’intrigue et là… on s’en lave les mains. De même, certaines situations clés, comme cette erreur d’avion ou le changement de carrière soudain de Gabrielle, sont acceptées avec une simplicité qui m’a laissée perplexe.

J’ai également eu le sentiment que tout allait trop vite. Les événements s’enchaînent sans que l’autrice ne prenne vraiment le temps de les faire vivre. J’aurais aimé m’immerger davantage dans les paysages italiens, ressentir la chaleur des lieux, découvrir ces fameux oliviers à travers les yeux des personnages. L’Italie semble chère au cœur de l’autrice, alors pourquoi ne pas nous faire ressentir la beauté de ses paysages et nous faire découvrir ses merveilles à travers les yeux de Gabrielle qui les découvre ? Ici, on reste souvent dans une narration descriptive qui raconte plus qu’elle ne montre, ce qui empêche une immersion totale. Un peu de « show, don’t tell » m’a manqué et a freiné ma lecture dont je suis parfois restée simple spectatrice.

Les dialogues, eux aussi, m’ont parfois semblé manquer de naturel. Certains échanges sonnent un peu artificiels, et j’ai été surprise, par exemple, par la manière très soutenue dont s’expriment tous les enfants de ce roman, ce qui casse un peu la spontanéité attendue. De manière générale, j’ai ressenti un manque de fluidité dans les interactions, avec des conversations qui n’apportent pas toujours grand-chose à une intrigue déjà assez légère.

Malgré tout, je ne dirais pas que c’est une mauvaise lecture, loin de là ! On sent qu’il y a du potentiel, une envie sincère de raconter une histoire touchante et lumineuse ! C’est un premier roman qui gagnerait à être approfondi, retravaillé, pour laisser davantage de place aux émotions et à l’immersion. J’encourage vraiment l’autrice à poursuivre dans cette voie, car elle a de belles choses à offrir !

Au final, « Sous les oliviers » reste une lecture agréable, parfaite pour un moment de détente, même si elle manque encore de profondeur et de réalisme pour pleinement convaincre. Si tu cherches une romance douce sans trop d’exigence, tu pourrais y trouver ton compte… mais garde en tête que tout n’y est pas encore tout à fait abouti et surtout, que ce n’est que mon avis !

Ceci est un service de presse lu dans le cadre de mon partenariat avec l’Agence de Juliie .