Le temps de vivre - Estelle Lachaud
Résumé : 2025. Cinquante ans après la grande transition écologique, Tulle s'épanouit entre ses sept collines. A la pâtisserie Mie-Amour, Lise, le regard pétillant, conseille une clientèle fidèle et gourmande. Paul, d'humeur joyeuse, assure en vélo la livraison des merveilles. Le maire, Julien, aime sa ville vivante, inscrite dans son époque, innovante. Il accueille avec enthousiasme le projet de Vic et Martial : une mobilité douce, toujours plus performante. Mais quand Monsieur Monnet apparaît, les échanges s'électrisent. Ses idées, ses amis, menacent l'équilibre installé. Ensemble, ils vont oser réinterroger l'avenir.
ROMAN CONTEMPORAINAUTO-ÉDITIONSOCIÉTÉSCIENCE-FICTION
Antiigone
3/19/20263 min read


Je prends le temps de vivre… et je t’embarque avec moi dans un futur désirable ! 🚲
« Le temps de vivre », d’Estelle Lachaud, est un roman feel-good, uchronique et écologique qui m’a offert une parenthèse lumineuse, comme une respiration au milieu du bruit du monde.
Je me suis laissée porter par cette Corrèze de 2025 réinventée, cinquante ans après une grande transition écologique qui a changé la façon d’habiter la ville, de se déplacer, de produire, de consommer. À Tulle, la pâtisserie Mie-Amour devient un petit cœur battant du quotidien, les livraisons se font à vélo, la mairie expérimente des solutions de mobilité douce, et l’énergie propre a pris racine dans les habitudes. Ce décor, à la fois familier et légèrement décalé, m’a donné la sensation étrange et délicieuse de lire un présent possible, un présent qui aurait bifurqué plus tôt, plus sagement.
Pendant ma lecture, j’ai ressenti une vraie douceur, presque un apaisement. Il y a quelque chose de profondément réconfortant à voir une petite ville fonctionner autrement, à sentir que le collectif peut encore faire sens, que l’avenir n’est pas condamné à la grisaille.
En même temps, une légère tension traverse le récit, parce que tout n’est pas figé dans l’harmonie et que certaines forces cherchent à réintroduire des logiques plus anciennes, plus polluantes, plus brutales. Cette coexistence de l’espoir et du conflit m’a tenue en éveil, avec l’impression de lire une fable très ancrée dans nos préoccupations actuelles.
Je me suis rapidement attachée aux personnages, parce qu’ils incarnent chacun une manière d’habiter le monde. Lise, Paul, Julien, Vic, Martial et même Monsieur Monnet représentent des visions différentes de la modernité, du progrès et du vivre-ensemble. Je les ai trouvés crédibles dans leurs doutes, leurs élans, leurs contradictions. J’ai aimé observer comment le quotidien d’une mairie devient un microcosme politique, avec ses débats, ses tensions, ses choix qui paraissent minuscules mais qui dessinent en réalité une direction de société. Chacun prend le temps de vivre à sa façon, et ce simple fait devient presque un acte politique.
L’intrigue, sans jamais tomber dans le sensationnel, installe un vrai jeu de forces entre le désir de préserver un modèle écologique déjà en place et la tentation du retour à des solutions plus rapides, plus énergivores, plus rentables à court terme. J’ai apprécié que le roman ne se contente pas d’un monde parfait figé sous cloche, mais ose questionner ce fragile équilibre. Le conflit apporte du relief au récit et donne à cette uchronie une saveur très actuelle, presque inconfortable par moments, comme un miroir tendu à nos propres choix collectifs !
La plume d'Estelle Lachaud m’a charmée par sa fluidité et son énergie. Il y a du peps dans les dialogues, une vraie légèreté dans la manière de faire vivre la ville et ses habitants, sans jamais tomber dans la naïveté ! J’ai tourné les pages avec le sourire, portée par cette écriture pétillante qui rend l’engagement écologique vivant, incarné, presque joyeux. Je me suis surprise à vouloir rester plus longtemps à Tulle, à imaginer les ruelles, la campagne environnante, les vélos qui filent sur les chemins, comme si ce lieu de papier avait pris une consistance très réelle.
Cette lecture m’a laissée avec une impression de clarté et d’élan, comme si ce futur imaginé me rappelait que d’autres chemins sont possibles, ici et maintenant. À travers cette petite ville qui tente de préserver son équilibre écologique face aux tentations du retour en arrière, le roman questionne en douceur nos habitudes, nos choix collectifs et notre capacité à défendre un mode de vie plus respectueux du vivant. J’ai aimé la façon dont l’engagement environnemental se glisse dans les gestes du quotidien, dans les débats municipaux, dans les relations humaines, sans jamais devenir pesant. « Le temps de vivre » est pour moi un roman qui donne envie de croire à la force du local, à la puissance des initiatives collectives et à la beauté d’un futur plus sobre, plus conscient, plus humain.
C’est le genre de lecture qui sème une petite graine d’espoir et qui me donne envie, à mon tour, de prendre soin du monde qui m’entoure ! Je te recommande vivement ce roman !
Je tiens à remercier l'auteure pour l'envoi de son roman en service de presse et sa confiance.



