Le rêve de Zelda - Cléo Ballatore
Résumé : Une femme éprise de liberté, un amour impossible dans le Paris de 1900. Zelda est devenue une femme indépendante après un scandale qui a causé la ruine de sa famille et son exil à Zurich. Son rêve d’exercer comme psychiatre dans une clinique est en passe d'aboutir. Pourtant, une lettre de sa sœur l’oblige à revenir à Paris. Joséphine va faire son entrée dans le monde, et Zelda a promis à leur mère qu’elle veillerait sur elle. Contrainte de renouer avec la société parisienne, Zelda se retrouvera une nouvelle fois prisonnière de ce milieu qu’elle a fui, d’autant que sa rencontre avec Henri, héritier de la grande bourgeoisie, bouleversera ses plans. Tiraillée entre son attachement à sa sœur, son aspiration à mener une vie libre et son attirance envers Henri, Zelda choisira-t-elle une voie toute tracée ou ira-t-elle au bout de son rêve de liberté ?
AUTO-ÉDITIONL'AGENCE DE JULIE
Antiigone
4/21/20264 min read


Quand une héroïne malgré elle m’offre une échappée belle dans le Paris des années 1900 !
Voici mon avis sur « Le rêve de Zelda » de Cléo Ballatore, une romance historique en autoédition, qui saura te surprendre !
Je fais partie de ces lectrices qui boudent un peu les romances historiques, non par snobisme, mais parce que je suis une quiche en histoire et que j’ai tendance à me perdre dans les époques. 😅
Pourtant, dès les premières pages de l'histoire de Zelda, j’ai senti que quelque chose se passait. La plume m’a prise par la main et m’a entraînée dans le Paris de 1900 sans jamais me larguer en route. J’ai très vite oublié mes appréhensions pour me laisser porter par cette immersion dans la Belle Époque, à la fois élégante, codifiée et étouffante pour celles et ceux qui ne rentrent pas dans les cases.
C’est l’histoire de Zelda qui revient à Paris après un exil forcé à Zurich, où elle s’est reconstruite loin du scandale qui a brisé sa famille. Elle a un rêve clair, presque audacieux pour son époque, devenir psychiatre et exercer dans une clinique ! Et pour une femme, la belle affaire !
Le retour dans sa ville natale, provoqué par la promesse faite à sa mère de veiller sur sa jeune sœur Joséphine, la replonge dans un monde qu’elle a fui et qui tente de la modeler à nouveau. Entre les salons feutrés, le carcan étriqué des conventions sociales et les regards qui jugent, elle doit composer avec une société qui ne tolère guère les femmes trop libres, trop brillantes ou trop indépendantes. Une chose est sûre : je n’aurais pas aimé être une Femme à cette époque ! 😱
J’ai ressenti beaucoup de tendresse pour Zelda, mais aussi une forme d’admiration. Elle n’est pas une héroïne flamboyante qui terrasse tout sur son passage, mais c’est une héroïne malgré elle, qui doute, qui fatigue, qui se trompe parfois, mais qui continue d’avancer. Sa colère face aux injustices, son désir de ne pas se laisser enfermer dans un rôle tout tracé et son attachement sincère à sa sœur m’ont touchée. La relation avec Joséphine apporte d’ailleurs une douceur bienvenue, entre protection, maladresses et affection parfois un peu bancale, comme dans beaucoup de fratries.
L’intrigue s’articule autour de ce tiraillement permanent entre le rêve de liberté de Zelda et ce que la société attend d’elle. Sa volonté de devenir médecin, dans un milieu largement masculin, donne au roman une dimension engagée qui m’a beaucoup plu. À cela s’ajoute une histoire d’amour qui se construit dans un contexte où les rencontres sont codifiées, presque mises en scène, entre entremetteuses et journaux de potins pour la bourgeoisie, ce qui m’a amusée autant que surprise ! J’ai trouvé fascinant de découvrir ces mécanismes sociaux qui rappellent, sous des formes plus corsetées, nos Closer ou Gala actuels. L’autrice parvient à insuffler une tension douce entre attirance, interdits sociaux et choix de vie, sans tomber dans le mélo excessif.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que l’histoire se déroule en France. Trop souvent, les romans historiques prennent pour cadre l’Angleterre (coucou Bridgerton !) ou les grands salons londoniens, mais notre beau pays possède un passé tout aussi riche et fascinant. Cléo Ballatore met en lumière le Paris de 1900 avec un soin remarquable, des rues animées aux codes de la haute société, en faisant vibrer chaque détail sans jamais perdre le fil de l’intrigue. J’ai adoré retrouver cette identité française, loin des clichés habituels, et ressentir à quel point l’histoire et la culture de notre pays peuvent servir de décor à une romance pleine de souffle et d’émotion !
La plume de Cléo Ballatore est une vraie force dans ce roman. Je l’ai trouvée tendre, parfois légèrement malicieuse, toujours fluide, et surtout très respectueuse du cadre historique sans jamais devenir pesante. On sent un vrai travail de recherche pour rendre l’époque crédible, tout en restant accessible à des lecteurs·ices qui, comme moi, ne sont pas des expert·e·s en histoire. Les descriptions de Paris, des salons bourgeois aux rues animées, donnent corps à cette Belle Époque que j’ai eu l’impression de parcourir aux côtés de Zelda, entre émerveillement et étouffement.
Je referme ce premier tome avec la sensation d’avoir découvert une saga qui sait mêler romance, souffle historique et portrait de femme en quête d’émancipation. Moi qui pensais rester à distance des romances historiques, je me suis laissée conquérir par cette histoire sensible et par cette héroïne qui refuse de rentrer sagement dans le moule. C’est une très belle découverte littéraire, et je me surprends à attendre la suite avec une impatience joyeuse, curieuse de rencontrer les prochaines héroïnes et de replonger dans cet univers où les rêves de liberté s’écrivent à contre-courant des convenances.
Ceci est un service de presse lu dans le cadre de mon partenariat avec l’Agence de Juliie . Je tiens à remercier Cléo Ballatore pour l’envoi de son roman et sa confiance.



