La toile, la mouche et l'araignée - Diana Carlier

Résumé : Bordeaux, 2024. Un bar de quartier, une clinique pour cancéreux. Alain. Marie. Il est le taulier, il est l'amant. Elle va mourir en Suisse. La quête du Prince Charmant, un prêtre débonnaire. Clarisse. Sacha. Elle cherche l'amour avec un grand A. Il se fait coach en développement personnel. Deux hommes, deux femmes, quatre voix, quatre destins mais un même lien qui les unit. À l'heure des choix et des décisions, ils se croisent, vibrent, aiment et pleurent ensemble. Un récit choral où la force des uns devient celle des autres. Entre confessions et drames, rires et larmes, Diana Carlier écrit ici un roman sensible et drôle sur la force de l'amour et la résilience.

AUTO-ÉDITIONL'AGENCE DE JULIEROMAN CONTEMPORAINCOUP DE CŒUR

Antiigone

4/23/20263 min read

Chronique du roman contemporain de Diana Carlier, "La toile, la mouche et l'araignée".
Chronique du roman contemporain de Diana Carlier, "La toile, la mouche et l'araignée".

Il y a des romans qui s’approchent de nous à pas feutrés… et qui finissent par nous bouleverser sans que l’on s’y attende vraiment. Celui-ci en fait clairement partie. Si tu aimes les histoires profondément humaines, celles qui parlent d’amour, de choix impossibles et de liens invisibles entre les êtres, alors prépare-toi : « La Toile, la mouche et l’araignée » de Diana Carlier, chez Librinova, pourrait bien te toucher en plein cœur, comme il l’a fait pour moi.

Dans ce récit à quatre voix, je découvre Alain et Marie, liés par un amour intense alors que la maladie impose son rythme et ses choix, notamment celui d’une fin de vie en Suisse.

En parallèle, Clarisse poursuit son idéal amoureux tandis que Sacha, en pleine reconversion, en plein questionnement existentiel, tente de donner du sens à son existence en devenant une sorte de coach en développement personnel.

Ces trajectoires, d’apparence distinctes, se croisent et s’entrelacent pour former une toile humaine vibrante, où chaque destin résonne avec les autres.

Dès les premières pages, j’ai été submergée par les émotions. J’ai pleuré, beaucoup, mais jamais de manière écrasante. Au contraire, j’ai ressenti une forme de douceur dans la douleur, comme si l’autrice parvenait à éclairer les zones les plus sombres avec une lumière profondément humaine. Les sujets de la fin de vie et du suicide assisté (si tu me lis depuis quelques temps, tu sais à quel point cette thématique me touche et m’anime !) est abordé avec une honnêteté rare, sans détour ni tabou. J’ai été frappée par le réalisme du processus décrit, qui sonne juste à chaque étape, comme un témoignage respectueux et nécessaire ! C’est ce que j’aurais voulu écrire avec mon ex-roman « Les vents de l’existence », en somme… mais ici, c’est encore mieux !

Les personnages m’ont profondément marquée. Je me suis attachée à chacun d’eux avec une facilité déconcertante. Ils sont imparfaits, profondément humains, et surtout incroyablement vivants ! J’ai eu la sensation de partager leur quotidien, de m’asseoir à leurs côtés, de les écouter, de les comprendre. Je me suis posé les mêmes questions qu’eux et je me suis retrouvée dans leurs dialogues, de même que mes patients quand j’étais psychologue en soins palliatifs et en oncologie. On est au cœur du sujet et l’autrice ne nous épargne pas (et c’est tant mieux, parce que j’en ai marre des livres où le cancer s’apparente à un gros rhume et les traitements n’ont pas d’effets secondaires 🙄) ! Cette proximité m’a donné envie de prolonger chaque instant, comme si je pouvais encore les retrouver autour d’un dernier verre dans ce bar de quartier devenu presque familier.

L’intrigue, quant à elle, avance avec subtilité. Rien n’est brusqué, tout se tisse progressivement, comme une toile délicate où chaque fil compte. Les croisements entre les personnages apportent une richesse supplémentaire au récit, et je me suis laissée porter sans jamais vouloir devancer les événements, savourant chaque interaction, chaque révélation.

La plume de Diana Carlier m’a particulièrement touchée. Elle parvient à insuffler de la vie là où l’on pourrait craindre la lourdeur du sujet. Son écriture est sensible, lumineuse même, et jamais elle ne tombe dans le pathos. Il y a une justesse dans les mots, une forme d’équilibre entre gravité et légèreté qui rend la lecture profondément agréable malgré la thématique.

Ce roman, c’est une toile tissée avec finesse où chaque émotion, chaque choix et chaque rencontre vient renforcer les autres. J’en ressors profondément marquée, avec cette impression d’avoir partagé un morceau de vie avec ces personnages. Si tu es prêt·e à te laisser emporter par une histoire aussi touchante que sincère, alors je ne peux que te conseiller de te laisser prendre dans ses fils… tu risques bien de ne plus vouloir en sortir !

Ceci est un service de presse lu dans le cadre de mon partenariat avec l’Agence de Juliie . Je tiens à remercier Diana Carlier pour l’envoi de son roman, sa confiance et cette histoire qui m'a touchée en plein cœur.