Je suis un monstre - Christine Adamo

Résumé : Une histoire drôle, noire et bizarre, comme la vie. Mais en pire. Moi, c’est Tom. J’ai 7 ans, un cerveau trop fort, une maman trop horrible, un papa et un chien trop gentils que je veux rejoindre dans les Ardennes. Mais entre un double pas sympa dans ma tête et des gens qui sont morts partout sans prévenir, c’est pas gagné.

L'AGENCE DE JULIECOUP DE CŒUR ROMAN CONTEMPORAINTHRILLER

Antiigone

7/28/20263 min read

Visuel pour la chronique du roman "Je suis un monstre" de Christine Adamo.
Visuel pour la chronique du roman "Je suis un monstre" de Christine Adamo.

Il suffit parfois de quelques phrases pour sentir qu’un roman ne nous laissera pas tranquille. Dès les premières pages de « Je suis un montre » de Christine Adamo, publié chez Taurnada Éditions, j’ai eu cette impression étrange de pénétrer dans un esprit aussi fascinant que profondément abîmé.

Celui de Tom, sept ans, un petit garçon beaucoup trop intelligent pour son âge, enfermé dans un quotidien où la violence côtoie l’absurde. Entre humour noir, drame psychologique et regard d’enfant fracassé par la vie, l’autrice signe un roman noir profondément marquant qui m’a totalement transpercée !

Tom vit avec une mère horrible, un père qu’il aime plus que tout et un chien qui représente probablement ce qu’il reste de tendresse dans son univers. Son rêve serait de partir dans les Ardennes pour rejoindre ceux qu’il aime. Mais dans sa tête, quelque chose cloche. Un double lui parle, l’accompagne, le pousse parfois. Et autour de lui, les morts apparaissent presque naturellement, comme si l’horreur faisait désormais partie du décor !

Ce résumé ne prépare pourtant pas à la puissance émotionnelle du récit. J’ai ressenti énormément de choses durant ma lecture : du malaise, de la tristesse, de la colère, mais aussi une immense tendresse pour Tom. Je me suis attachée à lui d’une manière presque immédiate. À ses pensées décousues, à sa manière bien à lui de raconter les choses, à ses fameux « nempêche », ses formulations parfois pas très justes, les mots qu’il ne comprend pas encore et qu’il interprète, et à ses parenthèses de précision qui rendent sa voix si authentique. Christine Adamo parvient à construire un personnage d’enfant crédible sans jamais tomber dans la caricature. Tom possède une intelligence particulière, une façon de voir le monde qui fait sourire autant qu’elle brise le cœur.

Ce qui m’a profondément touchée dans ce thriller psychologique, c’est la résilience dont fait preuve Tom malgré tout ce qu’il traverse. Il continue d’avancer avec ses repères d’enfant, avec son imagination, ses raisonnements parfois maladroits et son besoin immense d’être aimé. Même au cœur de l’horreur, il reste ce petit garçon qui cherche encore une lumière dans l’obscurité. Cette dualité constante entre innocence et violence donne au roman une intensité émotionnelle incroyable.

L’intrigue est extrêmement bien construite. Christine Adamo distille les révélations avec finesse et nous plonge progressivement dans la psyché tourmentée de Tom. Plus j’avançais dans ma lecture, plus je ressentais cette sensation oppressante de perdre pied avec lui. Le roman joue habilement avec les perceptions, les non-dits et les failles psychologiques du personnage principal. Je me suis souvent demandé jusqu’où allait la réalité, ce qui relevait du traumatisme, de l’imagination ou d’autre chose de plus sombre encore.

Et pourtant, malgré la noirceur omniprésente, « Je suis un montre » n’est jamais gratuitement choquant. L’autrice aborde des thématiques extrêmement dures avec beaucoup de justesse. La maltraitance psychologique, la parentalité toxique, l’enfance brisée, la solitude ou encore les mécanismes de survie psychologique sont traités avec une sincérité désarmante. Certains passages m’ont réellement bouleversée tant ils sonnent juste émotionnellement ! J’ai aussi beaucoup ri ou sourit de certains passages qui donnent une certaine légèreté au roman pile au bon moment. Et on se questionne alors : Tom est-il vraiment un monstre ?

La plume de Christine Adamo joue également un rôle immense dans la réussite du roman. Son écriture possède une vraie personnalité. Elle mêle un humour noir grinçant à une tension psychologique permanente, tout en conservant une grande fluidité. J’ai adoré cette façon qu’elle a d’alterner entre moments presque absurdes et scènes profondément glaçantes. Le rythme est maîtrisé du début à la fin, et chaque page accentue un peu plus notre immersion dans l’esprit de Tom.

Avec « Je suis un montre », Christine Adamo livre un roman noir psychologique intense, dérangeant et profondément humain. C’est une lecture qui m’a marquée durablement par la force de son personnage principal et par l’émotion brute qui se dégage du récit. Si tu apprécies les thrillers psychologiques sombres, les personnages profondément travaillés et les histoires capables de te secouer émotionnellement, alors ce livre mérite clairement une place dans ta bibliothèque. Mais je préfère te prévenir : entrer dans la tête de Tom, c’est accepter de côtoyer les monstres… et certains portent parfois un visage bien plus humain qu’on ne l’imagine !

Ceci est un service de presse lu dans le cadre de mon partenariat avec l’Agence de Juliie .

Plonge dans l'ambiance avec le booktrailer :