Des masques de verre - Corinne Roehrig
Résumé : Léa est Madame Pierre Giraud ; modeste prof de français dans un collège de Rouen et femme d’un élu municipal qui aspire au Sénat, elle reste transparente, en retrait des ambitions de son mari. Lors d’un dîner mondain, elle fait la connaissance de Justin Sylva, un vieil avocat excentrique et provocateur. Celui-ci se prend d’affection pour elle et décide de lui livrer son héritage : son histoire. L’innocente Léa, qui a toujours vécu effacée et peine à se reconnecter avec son couple, va alors être bouleversée par ce récit d’un homme amoureux, veuf et enflammé, dont les mésaventures sont à la fois drôles et poignantes. Mais Léa, elle, que va-t-elle faire de ce récit ?
AUTO-ÉDITIONROMAN CONTEMPORAIN
Antiigone
4/30/20263 min read


Quand les masques se fissurent pour révéler l’essentiel…
Il suffit parfois d’une rencontre inattendue pour que tout vacille. C’est dans cette faille, entre apparences bien maîtrisées et vérités enfouies, que « Des masques de verre » de Corinne Roehrig, chez Librinova, m’a entraînée, me glissant peu à peu dans une histoire aussi intime que bouleversante.
Durant ma lecture, j’ai fait la rencontre de Léa, une femme discrète, presque effacée, qui vit dans l’ombre de son mari, homme politique ambitieux. Professeure de français dans un collège de Rouen, elle semble s’être habituée à cette place en retrait, jusqu’au jour où un dîner mondain bouleverse son quotidien.
Elle y croise Justin Sylva, un avocat à la personnalité déroutante, aussi provocateur qu’attachant, qui décide de lui confier son histoire. À travers ce récit inattendu, Léa va peu à peu voir ses certitudes vaciller et être confrontée à elle-même.
Dès les premières pages, j’ai ressenti une forme de douceur mélancolique, mêlée à une tension intérieure grandissante. Ce roman m’a touchée par la sincérité de ses émotions et la justesse de son propos. Il est question de résilience, bien sûr, mais aussi de ces rôles que l’on endosse pour répondre aux attentes des autres, jusqu’à parfois s’y perdre. J’ai été particulièrement sensible à cette idée de « masque social » que l’on porte, parfois sans même s’en rendre compte, et à l’usure qu’il peut provoquer, notamment dans le cadre du couple.
Les personnages m’ont semblé profondément humains, avec leurs failles, leurs contradictions et leurs élans. Léa, d’abord, que j’ai vue évoluer avec beaucoup de tendresse. Elle incarne une forme de fragilité silencieuse, mais aussi une capacité à se remettre en question qui la rend très attachante. Justin, quant à lui, m’a profondément marquée. Son récit de vie, livré sans détour, avec une sincérité presque brute, m’a bouleversée. Il y a chez lui quelque chose de désarmant, une manière « brute de décoffrage » de dire les choses qui agit comme un électrochoc pour Léa… et pour la lectrice que je suis !
L’intrigue, sans chercher à multiplier les rebondissements spectaculaires, repose avant tout sur cette rencontre et sur les répercussions qu’elle engendre. C’est un roman d’introspection, mais jamais ennuyeux, car chaque échange, chaque révélation fait avancer les personnages sur leur chemin intérieur. J’ai particulièrement aimé la manière dont l’histoire et son autrice nous invite à réfléchir à nos propres choix, à nos silences et à ce que l’on accepte parfois par habitude.
La plume de Corinne Roehrig est fluide, accessible, mais surtout empreinte d’une grande sensibilité. Elle parvient à capter des émotions complexes avec des mots simples, ce qui rend le récit d’autant plus percutant. J’ai également apprécié le cadre du roman, ancré en France, avec une immersion agréable dans la ville de Rouen, décrite avec justesse à travers le regard des personnages. Cela apporte une dimension supplémentaire, presque visuelle, à la lecture.
Alors, et si tomber les masques était finalement le premier pas vers soi-même ? C’est la question que ce roman laisse doucement résonner. « Des masques de verre » est un roman sincère et touchant, qui m’a rappelé à quel point il est essentiel d’oser se confronter à ses propres vérités. Une histoire qui, je pense, pourrait bien t’accompagner encore longtemps après l’avoir découverte !
Je tiens à remercier l'auteure pour m'avoir confié son roman en service de presse et pour cette belle histoire !



