Celles qui brûlent - Sophie Mancel-Hainneville
Résumé : Édana Laville, capitaine de police, est chargée d’enquêter sur une série de crimes effroyables, des femmes brûlées vives. Nice si proche de Marseille serait-elle inspirée par la méthode des barbecues usitée dans le milieu ? Pourquoi les victimes sont-elles tatouées avant de mourir et qu’est-ce qui peut les relier entre elles ? Qui est l’auteur de mails envoyés à un journaliste après chaque crémation ? Aidée d’une psycho-criminologue Aleksi Dilieva, Édana rassemble les pièces de ce terrible puzzle qui la forcent à affronter un passé oublié. Jusqu’où est-elle prête à aller pour exhumer la vérité ?
EDITIONS EX AEQUOTHRILLER
Antiigone
8/11/20264 min read


Certaines enquêtes commencent par une question. Celle de « Celles qui brûlent » de Sophie Mancel Hainneville, publié aux éditions Ex Aequo, commence par un spectacle d’une violence insoutenable : des femmes retrouvées brûlées vives.
Dans la chaleur écrasante de Nice, une série de crimes glaçants va entraîner la capitaine de police Édana Laville dans une enquête où chaque indice soulève davantage de mystères. Des tatouages réalisés sur les victimes avant leur mort, des messages énigmatiques envoyés à un journaliste après chaque crime… Quelqu’un cherche visiblement à raconter une histoire. Mais laquelle ?
J’ai été immédiatement happée par ce thriller policier qui m’a entraînée dans une course contre la montre aussi brûlante que la canicule qui accompagnait ma lecture.
Sophie Mancel Hainneville installe dès les premières pages une tension palpable, une atmosphère lourde où le danger semble se cacher derrière chaque révélation. Impossible de rester simple spectatrice : on cherche, on soupçonne, on tente de comprendre aux côtés d’Édana et de son équipe.
Car derrière ces crimes terribles se cache un puzzle complexe que la capitaine devra reconstituer pièce après pièce. Aidée par la psycho-criminologue Aleksi Dilieva, elle devra découvrir ce qui relie ces victimes, comprendre les motivations du meurtrier et affronter des vérités qui pourraient bien bouleverser son propre passé.
Dans « Celles qui brûlent », Sophie Mancel Hainneville propose une enquête criminelle particulièrement prenante, où les apparences sont souvent trompeuses. Les victimes semblent, au premier abord, n’avoir aucun lien entre elles. Pourtant, à mesure que l’investigation avance, certains détails intrigants apparaissent et rapprochent progressivement les différents éléments de cette affaire hors norme.
Pourquoi ces femmes ont-elles été choisies ? Quel rôle jouent les tatouages retrouvés sur leurs corps ? Qui se cache derrière les messages envoyés au journaliste après chaque meurtre ? Autant de questions qui maintiennent le suspense et poussent le lecteur à poursuivre sa lecture pour tenter de percer le mystère avant les enquêteurs.
Ce que j’ai particulièrement apprécié dans ce thriller, c’est la manière dont l’autrice construit son intrigue. La tension est présente à chaque chapitre et le suspense ne retombe jamais. Les indices sont distillés avec précision, les pistes se multiplient et les révélations arrivent toujours au moment opportun. Sophie Mancel Hainneville maîtrise parfaitement les codes du roman policier en gardant son lecteur dans le doute jusqu’aux dernières pages.
J’ai été totalement captivée par cette enquête, au point d’avoir beaucoup de mal à poser le livre. L’histoire m’a tenue en haleine du début à la fin, avec cette envie permanente de comprendre ce qui se cache derrière ces crimes terribles. La fin est d’ailleurs à la hauteur de l’ensemble du récit : elle surprend, tout en apportant toutes les réponses attendues. La boucle est parfaitement bouclée, sans laisser de questions en suspens, ce qui offre une conclusion particulièrement satisfaisante !
Mais la force de « Celles qui brûlent » ne repose pas uniquement sur son intrigue criminelle. Les personnages occupent une place essentielle dans le roman et apportent une véritable profondeur à l’histoire. Édana Laville est une capitaine de police attachante, loin des héroïnes uniquement définies par leur métier. Derrière son rôle d’enquêtrice se cachent des blessures, des doutes et un passé qui ne demande qu’à refaire surface.
J’ai également beaucoup aimé découvrir les autres protagonistes qui gravitent autour d’elle. Chacun possède sa propre histoire, ses propres failles et ses propres secrets. Aucun personnage n’est laissé au second plan : tous apportent quelque chose au récit et participent, d’une manière ou d’une autre, à la résolution de cette enquête. Ce qui semble parfois être un simple détail prend finalement tout son sens au fil des pages.
Au-delà du thriller policier, Sophie Mancel Hainneville explore aussi la psychologie de ses personnages et les conséquences des blessures enfouies. Le roman parle de mémoire, de traumatismes, de secrets du passé et de cette nécessité parfois douloureuse de faire émerger la vérité. C’est cette dimension humaine qui rend l’enquête encore plus captivante et qui permet au lecteur de s’attacher profondément aux personnages.
La plume de l’autrice contribue également beaucoup à l’immersion. L’écriture est fluide, rythmée et efficace, avec une atmosphère qui devient presque palpable. On ressent la chaleur étouffante du Sud, la tension de l’enquête et le poids des secrets qui entourent chaque protagoniste. Le décor n’est jamais simplement un arrière-plan : il participe pleinement à l’ambiance oppressante du roman.
Avec « Celles qui brûlent », Sophie Mancel Hainneville signe un thriller policier intense, mêlant enquête criminelle, suspense psychologique et personnages profondément humains. Ce roman m’a complètement embarquée et m’a offert une lecture aussi addictive qu’incandescente. Si vous aimez les romans policiers où le mystère reste entier jusqu’au bout, les enquêtes complexes et les personnages qui cachent bien plus qu’ils ne veulent le montrer, « Celles qui brûlent » mérite largement sa place dans votre bibliothèque.
Une enquête brûlante, un suspense maîtrisé et une histoire impossible à lâcher… jusqu’à la dernière page !
Je tiens à remercier la maison d'édition Ex Aequo pour ce service de presse dans le cadre de notre partenariat !



